|
|
Un peuple affamé, abandonné à son exécrable sort, refuse de mourir Je ramasse des ordures pour nourrir ma famille. ( Bénita Clermont in Haiti Liberté 28 nov.4 déc.2007 p.7) Une économie déboussolée, un environnement pollué dont de vastes pans de morne sont pulvérisés, des marchés boueux où les maigres vivres et fruits se vendent à l’odeur des excréments et de l’urine, des bidonvilles qui grimpent au ciel pour crier leur désespoir la sécurité alimentaire des poubelles et des détritus pour les pauvres, un peuple affamé qui refuse de mourir malgré ces conditions de vie inacceptables, infrahumaines. C’est cette permanence d’une pauvreté envahissante qui me crève les yeux à l’occasion de ma participation au Colloque International Jacques Roumain. |
|
Lire la suite...
|
|
|
Colloque International « Penser avec Jacques Roumain aujourd’hui.» Bilans et perspectives. L’Université d’Etat d’Haïti s’était lancé un pari : faire que le volet « académique » de la commémoration du centenaire de la naissance de Jacques Roumain soit, plus qu’une manifestation académique, un véritable moment d’échanges et de partage autour du symbole Jacques Roumain mais aussi un moment de réflexions sur l’Université, sur notre société et sur nous-mêmes. Autrement dit, le centenaire de Jacques Roumain, ce « quelqu’un qui n’hésite pas à asséner ses quatre vérités à ses compatriotes » pour reprendre un mot de Dany Laferrière, devait être pour nous l’occasion de réfléchir sur les rêves, les élans, les échecs de notre société et sur les perspectives d’une renaissance.. |
|
Lire la suite...
|
|
|
|
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >>
|
| Résultats 1 - 4 sur 5 |